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Alex-Mot-à-Mots

https://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Didier Esposito

Caïman

16,00
Conseillé par
14 janvier 2023

policier, Saint-Etienne

Tout se déroule autour de la place Jean Moulin à Saint-Etienne. La statue du grand résistant voit traîner sous son socle des gens en marge de la société. J’ai aimé que le narrateur la surnomme « l’équipe magique de la place ».

J’ai aimé l’équipe d’enquêteurs qui joue contre la montre pour retrouver le dealer de l’héroïne mortelle en une dose.

J’ai aimé ne pas savoir qui était JustMoney42 qui distille au dealer des conseils juridiques pour ne pas se faire prendre. L’auteur entretient savamment le doute.

Mais je me suis fait la réflexion que le dealer, au lieu de prendre sa voiture aurait pu emprunter le tram !

Un polar dans ma ville avec des personnages féminins importants, j’adore.

Une citation :

"Emilie Debans interprétait comme un signe que le mot « justice » ne fasse même pas partie du serment qu’elle avait dû réciter pour son intronisation au barreau."

L’image que je retiendrai :

celles du voyage à Amsterdam qui ne se déroule pas comme prévu.

https://alexmotamots.fr/une-heroine-stupefiante-didier-esposito/

Conseillé par
14 janvier 2023

Angleterre

Frances Jellico doit faire la liste exhaustive de ce qui se trouve dans le jardin d’une vieille résidence anglaise récemment vendue à un américain.

Logée sous les toits, elle perçoit des bruits étranges, épie le couple qui loge l’étage en-dessous d’elle, porte encore les dessous de sa mère décédée.

Le couple du dessous n’est pas en reste : Cara raconte des histoires à Frances sans que celle-ci s’en rende compte et son compagnon est encore marié à une autre femme.

Si j’ai aimé leurs pique-niques et leurs soirées alcoolisées, je dois dire que j’ai eu du mal avec leurs comportements cachotiers et menteurs.

J’ai aimé les leitmotivs : le pendentif de Frances offert par sa mère mais dont la photo de fillette à l’intérieur n’est pas la sienne ; la latte du plancher de la salle de bain qui se soulève pour pouvoir espionner l’étage du dessous ; le Musée qui est une pièce contenant les objets précieux de l’ancienne famille.

J’ai aimé le vicaire Victor qui se pose des questions sur son sacerdoce.

Mais j’ai trouvé la fin du roman un peu trop diluée, et une fois refermé le livre, je me suis rendue compte que je n’avais pas sentie d’impression d’étrangeté.

L’image que je retiendrai :

celle du blason de la vieille maison : 3 oranges. Blason qui se retrouve sur les meubles et la vaisselle.

https://alexmotamots.fr/lete-des-oranges-ameres-claire-fuller/

Piergiorgio Pulixi

Éditions Gallmeister

Conseillé par
14 janvier 2023

Italie, policier

Un polar italien ? Plus que ça : un polar sarde. Une plongée dans un des mythes de cette île mystérieuse beaucoup plus verte que je ne le pensais.

J’ai aimé le duo d’enquêtrices relégué aux cold case, mais qui ne lâche pas l’affaire.

J’ai aimé que leur patron les couvre, même quand l’enquête implique des personnes haut-placées.

J’ai aimé le vieux collègue, proche de la mort à cause de son cancer, qui les guide et leur fait confiance pour résoudre les 2 enquêtes que lui n’a jamais pu boucler et qui le hantent.

J’ai aimé la tribu si particulière des Ladus qui pratique un rite de sacrifice à la Terre. Et j’ai aimé que les deux histoires s’entremêlent.

J’ai découvert la civilisation nuragique.

La première enquête de Mara Rais qui n’a pas sa langue dans sa poche et Eva Croce la milanaise dont la petite fille est décédée.

Il est certain que je lirai leur prochaine enquête.

L’image que je retiendrai :

celle du totem de la Déesse Mère bien caché dans une grotte connue des seuls Ladus.

https://alexmotamots.fr/lile-des-ames-piergiorgio-pulixi/

Prix Femina Étranger 2021

Actes Sud

23,00
Conseillé par
14 janvier 2023

amour, Turquie

Je me décide enfin à lire ce roman Prix Femina étranger 2021.

J’ai aimé que Hayat veuille dire « vie » en turc.

J’ai aimé la photo des trois fermiers que Fazil, le personnage principal, obtient gratuitement comme un dernier cadeau.

J’ai aimé les autres personnages de sa pension : le Poète, Bodyguard, Kenan le gars de la province.

J’ai aimé que Madame Hayat appelle Fazil Marc Antoine, puisqu’elle est Cléopâtre.

J’ai eu de la peine pour Fazil qui, comme un papillon de nuit, ne sait pas résister à la lumière obscure de Madame Hayat.

Un roman qui m’a donné envie de regarder le film Sonate d’automne d’Ingmar Bergman.

Un roman sur la force de l’attachement malgré un pays qui laisse faire les hommes avec un bâton.

L’image que je retiendrai :

Madame Hayat et sa robe couleur de miel, à la fois douceur et poison.

https://alexmotamots.fr/madame-hayat-ahmet-altan/

22,00
Conseillé par
5 janvier 2023

dystopie

Quelle a été l’idée de départ de ce roman pour l’auteur : le projet de construire une bulle autour de l’Acropole pour la protéger de la pollution ? (bulle toujours pas construite) – l’effondrement monétaire de la Grèce au sein de l’UE il y a quelques années ? – les révoltes des gilets jaunes ? – certaines grandes entreprises qui rachètent tout pour avoir le monopole ?

Peu importe, finalement, la réponse à cette question.

Moi qui ne suis pas fan de SF, j’ai aimé cette dystopie qui se déroule après le rachat de la Grèce par GoldTex.

J’ai aimé certains noms : Sparak qui m’a fait penser à Spartakus – Ira la prostituée comme la colère – l’immeuble Seznec comme le condamné à tort – Kanaka comme le peuple Kanak qui souhaite son indépendance, et j’en oublie certainement.

J’ai eu de la peine pour Zem qui ne se rappelle plus de son vrai prénom.

J’ai compris sa mélancolie d’une Athènes pleine de couleurs et d’odeurs et de bruits face au monde nouveau aseptisé dans lequel il vit.

J’ai aimé l’enquête (on ne se refait pas), même si les conclusions étaient devinables d’avance.

J’ai été écœurée par les paroles de Salia après son agression : ses agresseurs lui ont implanté des images de viols et de meurtres lui laissant une sale empreinte dans sa tête.

Enfin, j’ai encore une fois aimé la langue de l’auteur.

Quelques citations :

" Parce que si on oublie de vivre, le combat n’a plus de sens".

" Il ne faut pas oublier Delphes. Ils pensent pouvoir acheter ce qu’ils veulent, tout détruire, tout salir. Mais il faut bien qu’un d’entre nous aille là-bas. Sinon, qui va prévenir Delphes de ce qui arrive au monde ? C’est un honneur de veiller sur la beauté immobile, un honneur de se laisser traverser par le temps. Rien ne nous appartient. C’est cela, au fond, que je suis : le gardien de ce qui ne nous appartient pas."

L’image que je retiendrai :

celle du pont de l’avenue VIII qui s’écroula lors des émeutes sans tuer de policiers.

https://alexmotamots.fr/chien-51-laurent-gaude/