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Alex-Mot-à-Mots

https://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

L'ami

Sabine Wespieser Éditeur

21,00
23 février 2021

vie de famille

Le roman s’ouvre sur un couple de français moyen habitant à la campagne. Ils ont des voisins charmants avec qui ils partagent tout, ou presque.

Jusqu’à ce petit matin blême où le GIGN débarque chez eux pour arrêter Guy et Chantal.

Commence alors pour Lisa et Thierry une descente aux enfers.

Thierry ne comprend pas comment il a pu se lier si facilement d’amitié avec le tueur en série, son voisin. Pourquoi ne l’a-t-il pas vu enterrer les cadavres des jeunes filles dans son jardin ? Certes, ils partageaient une passion commune pour les insectes et Guy n’avait pas affiché sur son visage ce qu’il faisait la nuit.

Tout de même, ça fiche un coup. Et Lisa qui le quitte…

Par petites touches, nous découvrons le métier de Thierry, son peu de contact avec ses collègues, uniquement passionné par les réparations qu’il a à effectuer. Et puis son enfance entre un père militaire qui crie de l’intérieur et une mère dépressive.

Ses seuls bons moments, il les a vécu avec son grand-père, en pleine nature, face au Sancy.

J’ai aimé Thierry le taiseux, dont la carapace de confort éclate violemment.

J’ai eu de la peine pour lui qui perd tout en l’espace d’une matinée.

Je me suis parfois reconnue, parfois pas du tout, dans ce personnage qui restera énigmatique, mais qu’importe, nous suivons une phase critique de sa vie.

Bien sûr, certaines situations sont parfois caricaturale, comme avec le fameux ermite, mais j’ai préféré y croire.

Le style haché de l’auteure, avec beaucoup de virgules, m’a agacé en début de lecture. Et puis je me suis faite à sa petite musique qui a participé au fait que je ne lâche pas ce roman.

Un roman noir où perce parfois un peu de clarté, où la violence tapie peut ressurgir à tout moment.

Une lecture forte et un personnage inoubliable.

Une citation :

Il était temps à ton âge que tu saches que les ténèbres existent. Sache que la lumière a déjà gagné. (p.203)

L’image que je retiendrai :

Celle du jardin de Guy, l’ami, le voisin, percé de trous.

https://alexmotamots.fr/lami-tiffany-tavernier/

Des diables et des saints
23 février 2021

musique, orphelin

J’ai suivi avec émotion les premiers pas de Joe à l’orphelinat, accompagné de Momo qui ne dit pas un mot. Joe va découvrir les codes et les encadrants de ce lieu.

J’ai aimé Danny, un de la bande de la Vigie, qui ne lâche jamais prise.

J’ai été outrée par le comportement de l’abbé à la tête de l’établissement (un directeur qui ne pouvait qu’être méchant, ceci dit).

Heureusement, par un heureux concours de circonstances, Joe va pouvoir recommencer à jouer du piano en compagnie de Rose, la fille d’un généreux donateur.

Si le premier roman de l’auteur, Ma reine, m’avait laissé sur ma faim, je dois dire que j’ai adoré son troisième roman à l’atmosphère sombre, pluvieuse et venteuse.

Un beau roman sur l’amitié et la liberté.

L’image que je retiendrai :

Celle de ce fameux rythme que l’on trouve en toute chose.

https://alexmotamots.fr/des-diables-et-des-saints-jean-baptiste-andrea/

Si la bête s'éveille
23 février 2021

New York, policier

Nous suivons donc Adam lors de son agression et de sa difficile convalescence.

Il est aidé d’un singe capucin, sorte de chien d’aveugle pour handicapés. L’occasion pour nous lecteur d’en apprendre plus sur cette aide animale (les besoins des animaux qui se délectent de fruits secs après les avoir cherché dans l’appartement ; mais qui ont également des réflexes de la vie sauvage, et notamment la domination).

Pendant ce temps, sa femme, mais aussi sa supérieure hiérarchique, enquête sur son agression, puis sur un terrible meurtre survenu dans l’immeuble Dakota de Central Park.

J’ai aimé suivre Adam et sa difficile cohabitation avec Clara le singe qui lui en fait voir de toutes les couleurs.

J’ai aimé qu’Adam, grâce à ce qu’il a appris au contact de Clara et des lois de la vie sauvage, envisage ses enquêtes par ce prisme. Au fond, nous avons tous un cerveau reptilien qui se met parfois aux commandes.

L’auteur réussi le pari de mêler deux enquêtes difficiles dans un même roman sans jamais nous perdre.

Un pavé que j’ai eu du mal à lâcher.

Quelques citations :

Nous sommes des animaux avant tout. C’est pour cela que nous optons pour la violence, que nous violons, que nous tuons. Nous transgressons l’ordre social parce que nous ne parvenons pas à transgresser celui que la nature nous impose. (p.320)

N’essaie pas d’imposer à tes pieds, à ton cœur, à ton souffle, le rythme de tes mots, de ta colère ou de ta danse. Dis à tes mots, à ta colère, à ta danse qu’ils doivent s’embarquer sur tes pieds, sur ton cœur, sur ton souffle. Tant que tu feras l’inverse, tu chuteras. (p.433)

… la masse goudronneuse qui pesait depuis dix ans sur son coeur n’était pas la honte de s’être fait justice et d’avoir fait justice à sa grand-mère, mais celle, au contraire, de ne pas s’en être senti coupable. (p.547)

L’image que je retiendrai :

Celle du singe capucin Clara grimpant sur les poutres de l’appartement d’Adam.

https://alexmotamots.fr/si-la-bete-seveille-frederic-lepage/

Le restaurant de l'amour retrouvé
23 février 2021

cuisine, Japon

J’ai tout de suite aimé Rinco, qui travaille dans un restaurant turc, mais cuisine indien chez elle pour son petit ami. Quel stupéfaction de découvrir que l’appartement avait été vidé de fond en comble sans signe avant-coureur. Rinco mettra longtemps à se remettre de ce vide.

Seul subsiste le bocal de saumure de sa grand-mère, épargné parce que caché.

J’ai moins aimé la mère de Rinco, qui travail au café Amour et que j’ai trouvé froide.

J’ai suivi avec intérêt les plats que prépare la jeune femme, l’eau à la bouche.

J’ai aimé qu’elle s’éclipse lorsque ses clients dégustaient ses repas, après avoir fait sa révérence de danseuse.

J’ai aimé le paysage de ce village, proche des deux collines en forme de mamelons.

Rinco ne parle plus depuis le drame de sa séparation, mais c’est comme si ce problème n’en était pas un, car elle trouve des subterfuges pour se faire comprendre. La parole semble de peu d’importance dans sa vie.

Un roman plein de couleurs et de saveurs au fil des saisons.

Et même si je n’ai pas pleuré dans les dernières pages, ne m’étant pas attaché au cochon, j’ai refermé ce livre avec l’impression de dire au revoir à une amie.

Une citation :

Il y a ce qui a disparu pour toujours. Mais qui, néanmoins, demeure éternel.

L’image que je retiendrai :

Celle du bocal de saumure de la grand-mère de Rinco dont le contenu remonte à des temps antédiluviens.

https://alexmotamots.fr/le-restaurant-de-lamour-retrouve-ogawa-ito/

On fait parfois des vagues, Roman
17,00
23 février 2021

père

J’ai attendu longtemps que ma réservation soit enfin disponible, et je ne regrette pas d’avoir été patiente, à l’image du père dans ce roman.

J’ai été parfois gênée de l’aspect décousu de la narration, comme si l’auteur perdait son fil directeur. À l’image de son personnage, finalement, qui pensait sa vie bien réglée et que vient faire éclater la révélation de ses parents.

J’ai été étonnée qu’un si grand vide perdure aussi longtemps.

Mais j’ai aimé la patience du père qui aime de loin son fils.

Un roman fort sur les liens familiaux.

L’image que je retiendrai :

Une expression forte, plutôt, celle de celui-sans-qui. Il y en a tellement dans notre vie.

https://alexmotamots.fr/on-fait-parfois-des-vagues-arnaud-dudek/