Librairie l'Arbousier : 20 ans d'échanges et de rencontres, en librairie à Oraison et sur internet quand vous voulez où vous voulez.

Soyez informés, abonnez-vous à la newsletter au bas de cette page ou consultez notre page Facebook.

Plus d'informations ? Contactez-nous au 04.92.78.61.08 ou par mail : librairielarbousier@orange.fr

 

Daniel C.

Béatrix Beck

Chemin de fer

15,00
Conseillé par (Libraire)
22 mars 2023

Renata monte à Paris

Publié en 79 au crépuscule du Sagittaire, adoubé par J.-P. Martinet et J.-P. Énard, ce court chef-d’œuvre de B. Beck bouleverse et enthousiasme. Aussi éprise de liberté que la Renata de C. Guérard, Noémi D., élève surdouée survivant dans une décharge avec des affreux, sales et méchants, jouet utile de sa vieille instit’, trace son chemin parmi les mots et les livres. Jusqu’où n’ira-t-elle pas ? Post mortem nihil.
A lire intensément dans les superbes éditions du Chemin de Fer

Robert Laffont

26,00
Conseillé par (Libraire)
22 mars 2023

Le contraire d'Eastern

En pleine guerre de l’Occident contre le reste du monde, la littérature américaine passe aux armes non-conventionnelles, avec deux pavés monumentaux, le diptyque Le passager– Stella Maris du monument Cormac Mccarthy et Les éclats du non moins monumental Bret Easton Ellis. Deux romans noirs aux visées métaphysiques où l’on retrouve, après 15 ans sans qu’ils aient publié de romans, les obsessions séculaires de l’un et de l’autre. Situés au tournant des années 1980, le premier d’entre-eux nous renvoie aux crimes de l’empire américain d’Hiroshima à la guerre du Vietnam, le second au pourrissement intérieur du même empire, argent, drogue et tueurs en série. Bref, pour garder espoir relisez La Route du vieux Cormac.

Éditions de L'Olivier

24,50
Conseillé par (Libraire)
22 mars 2023

Le contraire d'Eastern

En pleine guerre de l’Occident contre le reste du monde, la littérature américaine passe aux armes non-conventionnelles, avec deux pavés monumentaux, le diptyque Le passager– Stella Maris du monument Cormac Mccarthy et Les éclats du non moins monumental Bret Easton Ellis. Deux romans noirs aux visées métaphysiques où l’on retrouve, après 15 ans sans qu’ils aient publié de romans, les obsessions séculaires de l’un et de l’autre. Situés au tournant des années 1980, le premier d’entre-eux nous renvoie aux crimes de l’empire américain d’Hiroshima à la guerre du Vietnam, le second au pourrissement intérieur du même empire, argent, drogue et tueurs en série. Bref, pour garder espoir relisez La Route du vieux Cormac.

Paris, juillet 1942

Grasset

24,00
Conseillé par (Libraire)
12 mars 2023

Un documentaire essentiel

Maurice Garçon écrivait dans son journal le 18 juillet 1942 : Plus tard, les historiens seront sans document précis pour dire ce qui s’est passé. On ne saura les choses que par tradition orale. Le fait est, qu’en raison des délais de communicabilité des archives de l’Etat et que le ministère de l’Intérieur ait ordonné, à la fin des années 40, le pilonnage des dossiers du service juif et du fichier des agents capteurs de la Préfecture de police, l’histoire de la Rafle du Vel d’Hiv n’a pu jusqu’alors se baser que sur de rares documents et les témoignages de survivants.
Laurent Joly a su contourner ces difficultés, 80 ans après, en recoupant de nombreuses sources dont le fichier général des juifs et les 4000 dossiers d’épuration des agents de la Préfecture de police. Préparation, déroulement, conséquences et suites policières, rien n’est oublié ni occulté afin d’incarner comme jamais ce crime contre l’humanité organisé et commis par la France. Indispensable.

Conseillé par (Libraire)
12 mars 2023

Traité d'espérance

Le pain perdu, est le livre testament, le dernier rappel avant de quitter le monde, d’une des dernières survivantes de la Shoah qui n’a cessé toute sa vie de se questionner sur la façon de dire l’indicible. Elle y parvient ici en racontant la vie d’une jeune fille qui bascula un jour de 1944, où après tant de privations, de restrictions et d’humiliations, elle devint adulte lorsque deux gendarmes hongrois la jetèrent avec sa famille hors de chez elle pour les entasser dans un train à destination du ghetto voisin tandis que le pain levé attendait une cuisson qui ne vint jamais.
Si le livre, Le pain perdu, est écrit en italien c’est parce que l’autrice, Edith Bruck, après avoir survécu aux camps grâce à Judit une de ses sœurs, n’a pas pu se réinstaller au pays après la guerre en raison de l’hostilité toujours vivace des hongrois qui voyaient d’un mauvais œil le retour de ces encombrants voisins. Commença alors une période d’errance qui la mena à travers l’Europe et de la France à la Grèce en passant par le nouvel état d’Israël. Portée par l’envie d’écrire, de créer et par une grande soif de liberté, ce n’est que dix ans après la guerre qu’elle s’installera définitivement en Italie auprès de son mari le réalisateur Nelo Risi, frère de Dino.
Amie de Primo Levi, elle a publié une œuvre en italien consacrée pour l’essentiel à son expérience de la déportation. Scénariste et réalisatrice, elle a aussi raconté dans Le dernier train (Andremo in Città), réalisé par son mari, une variation dramatique de son histoire transposée dans les Balkans dans laquelle une sœur et un frère sont emportés dans un train vers la mort.
Au-delà du récit des camps et du racisme ordinaire de la Mitteleuropa, ce qui nous marque à la lecture du livre d’Edith Bruck c’est la volonté permanente de se fabriquer un avenir malgré un passé et des présents apocalyptiques. Un livre d’espoir pour les temps modernes.